Les capitulations et
traités les plus importants :
-
le 28
octobre 1444: signature à Einsisheim entre les huit cantons, la ville de Bâle et le Dauphin.
Le
traîté stipule qu'il aura " Bonne et perpétuelle amitié entre la
France et la Confédération suisse".Cette
signature intervient après le drame de Saint Jacques sur la Birse. C'est
le courage des suisses et leur supériorité en nombre qui forcent l'admiration
du Dauphin et du Roi de France et les pousse à leur offrir malgré leur défaite
la paix. Ils combattaient dans une guerre territoriale contre le Roi de
France allié à l'Empereur d'Autriche.
-en
1461 Louis XI succède à Charles VII et parvient à détacher les suisses du
service bourguignon de Charles le Téméraire . Il prépare la bataille de Grandson
et Morat.
-1497
Création de la compagnie des Cent-Suisses de la Garde
-1516
"La paix perpétuelle"(1515
selon certaines sources.)
Signée après
Marignan suivie de celle de 1521: les
"bandes suisses" inaugurent une nouvelle méthode de guerre.
-1522 Alliance
Franco-Suisse :
François 1er envoi un représentant permanent à Soleure. Le couvent
des cordeliers sera le siège de l'ambassade française durant 240 ans. Des
rennouvellements suivront incluant "la capitulation générale de 1553"
en vigueur jusqu'en 1671.
-Traités
de 1668 et 1672: Toute
armée ennemie de la France avait interdiction de traverser la suisse. Ainsi
les traîtés
assuraient la sécurité au frontières de l'est qui au début du XVIIème siècle
étaient des possessions récentes.
-1715:
Renouvellement d'alliance avec les seuls cantons catholiques.
-Capitulation
générale de 1764: Dans une ambiance de guerres de religion les ambassadeurs
français réussissent à amener l'ensemble des confédérés à signer le
3 Novembre 1764.
-Renouvellement
d'alliance de 1777 par Louis XVI: Le 28 Mai de grandes fêtes eurent
lieues à Soleure.
- 1792
Interruption de l'alliance
-Août
1798 : La France consacre l'absolue indépendance de la République helvétique
dans
cette capitulation.
-27
Septembre 1803: A nouveau la Suisse s'engage par ce traîté qui est en
ligne directe avec la paix perpétuelle de 1516 à fournir des troupes à la France
en échange de sa neutralité.Une capitulation militaire signée entre Ney
et d'Affry alors landamann de la confédération répartis 16.000 volontaires en
quatre régiments .
-1814
Alliance renouvellée par Louis XVIII
- 2
Août 1830: l'alliance suisse est déliée définitivement.
Les traités d'alliance fixaient dans leur généralités les relations entre le Roi et les cantons, ils étaient renouvelés à chaque règne. Les traîtés d'application règlaient les problèmes pratiques dans les capitulations militaires.En vertu des traités et capitulations les régiments suisses étaient "exterritorialisés". Ils servent sous leur propre drapeau leur patrie au travers de la personne du Roi. Ils ne pouvaient être commandés que par des suisses et jugés par des juges suisses.Les cantons suisses pouvaient rappeler leurs troupes quand ils le voulaient. En France les hommes des régiments suisses formaient une véritable colonie. La liberté des cultes, notamment le culte protestant, est garantie. On ne peut les engager contre l'Autriche, l'Espagne et certains états italiens comme celui du Pape qui possèdent eux aussi des mercenaires suisses. Depuis 1526, les troupes sont passées en revue mensuellement, le paiement de la solde plus élevée voire le double des troupes française est plus régulier.
Durée de la levée d'un régiment et création des régiments.
A l'origine les contingents ne sont recrutés que pour la durée d'une campagne. Au début du XVI ème siècle, les compagnies furent formées en régiments commandés par les colonels d'arquebusiers helvétiques. En 1616, on note que le régiment des Gardes Suisses a été employé d'une manière durable par Louis XIII. Durant le XVIIème siècle, plus exactement en 1671, Louis XIV lève huit autres régiments qui ne furent dissous qu'à la Révolution: Erlach, Stuppa-Vieux, Salis-Zizzer, Pfiffer, Greder, Stuppa jeune, Salis Soglio et Courten. Ensuite, au cours du XVIIIème on assiste à la création de Travers Ortenstein, Lochmann, Eptingen. En 1719, création de Karrer ou Karrer Marine qui aura une durée plus courte puisque dissout en 1763. Nous atteignons le total des douze régiments.
Les différents régiments étaient baptisés du nom du colonel qui les possédait. C'est de cette succession de commandements et donc de changements de noms que les difficultés rencontrées dans l'étude des régiments suisses naissent. Nous avons créé un tableau récapitulatif qui vous sera envoyé por l'achat des séries 39 b Gardes suisses, Lot de 10 porte-drapeaux suisses en 1739,Lot de 10 porte-drapeaux suisses en 1762
A la tête des troupes helvétiques se trouvait le Colonel Général des Suisses et Grisons de 1571 à 1830.Quinze princes français exercèrent cette charge et quatre officiers généraux suisses. L'autorité du colonel général des Suisses et Grisons s'étendait à toutes les formations à l'exception des Cent-Suisses.
Les officiers suisses
étaient nommés soit par le Roi soit par le Colonel Général des Suisses et Grisons.
Ils furent nombreux
à être nommé Lieutenant Général, Maréchal de camp, brigadier général et inspecteur
général de l'infanterie. Sous l'Empire, il y eu 23 généraux suisses, sous la restauration
une dizaine.
Les soldats suisses
reçurent de nombreuses décorations, d'ordres de chevalerie et plus tard la Légion
d'Honneur.
SOUS LA REVOLUTION ET L'EMPIRE :
Le 14 Juillet
1789: à la Bastille :Le régiment de Salis-Samaden ou Salis-Samende
défendait la forteresse avec trente deux fusilliers ainsi que quelques
invalides.Vingt et un d'entre eux furent massacrés ou jetés du haut
des tours. A part le Régiment de Châteauvieux, les régiments suisses ne se rallièrent
pas à la cause révolutionnaire. Ce ralliement qui survint en Août 1790 fût sévèrement
réprimé par Castella et Vigier secondés par les officiers de Châteauvieux.
Le
chef
des rebelles fût roué à vif, vingt-trois hommes furent condamnés à
la peine de mort, quarante et un à trente ans de galère et soixante quatorze
remis à leur chefs
pour punition disciplinaire.
10 Août 1792
aux Tuileries:Le massacre: Le 9 Août les Gardes Suisses entrent silencieusement
dans Paris à deux heures du matin par la porte Maillot. Ils prennent position
aux Tuileries. Si le Roi ne leur en donne pas d'ordre écrit, ils ne prendront
pas les armes. Toute la journée du 9 on pense pouvoir défendre le palais si
le Roi sort de son apathie. Mais dans la nuit du 9 au 10 Août l'insurrection
a lieue. Les insurgés recoivent leurs ordres de Danton : "Assiéger
le château,
y exterminer tout le monde, et surtout les Suisses; s'emparer du
Roi et le conduire à Vincennes ou on les gardera comme otages". Puis Danton s'éclipse.
Les officiers suisses réitèrent l'ordre de
garder son sang-froid et de ne pas tirer en premier. Louis XVI
passe une dernière fois les troupes en revue. A 7h30 Roederer fait prendre
au Roi la décision de se retirer à l'Assemblée Nationale. Les deux chefs des
suisses, Maillardoz et Bachmann qui l'accompagnent sont arrêtés et désarmés.
Ne
voyant pas revenir leurs chefs les Suisses comprennent ce qui s'est passé. Joest
de DURLER prend le commandement. Un combat commence qui ne laisse aucune
chance aux suisses qui sont massacrés. A l'assemblée le Roi comprend trop tard
que les suisses meurent à cause de lui et envoie
un message donnant l'ordre aux
suisses de se retirer. DURLER qui a mal interprété l'ordre se rend à l'Assemblée
ou la vue des soldats couverts de sang et de poussière sème la panique.
Nouvel ordre du Roi qui pense sauver quelques vies: "Le
Roi ordonne aux Suisses de déposer à l'instant les armes et de se retirer dans
leurs casernes".
Cet ordre signe leur arrêt de mort car la curée commence.
On
dénombre au soir de cette journée SIX CENTS hommes massacrés dont quinze
officiers. Dans le camp des assaillants on compte 3.000 pertes en vie humaine.Le
massacre continue dans la prison de l'Abbaye ou ils ont été regroupés: cent cinquante six officiers et soldats des Gardes Suisses sont tués.
1792
Interruption de l'alliance: Aussitôt les nouvelles de ces deux
massacres parvenues en Suisse , la Diète décrète le rappel
immédiat des onze régiments
et leur rapatriement.
*La république helvétique, créée par les révolutionnaires, ne survivra pas longtemps, lorsque les troupes d'occupation françaises se retirent , une insurrection éclate qui conduit Bonaparte à intervenir. Avec une commission qui comprend des français et des Suisses dont Louis d'Affry , il met au point L'ACTE DE MEDIATION qui en 1803 restaure en Suisse un gouvernement fédéral .
Les troupes suisses sont présentes lors du passage du Col du Grand Saint Bernard.
En 1805 Les troupes
helvétiques en France s'accroissent du Bataillon Valaisan et du Bataillon Neufchâtélois.
L'uniforme
de ces derniers est jaune
à distinctive rouge, ils sont surnommés "les Canaris".
Les suisses participent
aux batailles de l'Empire mais on les emploiera surtout au moment du déclin,
ils sont témoins de la catastrophe de 1812. L'effectif de leur participants durant
l'Empire s'élève à 90.000 hommes selon Jean-René Bory.
12.000 soldats suisses participèrent à la campage de Russie.
Aucun ne sera présent à Waterloo.
Louis XVIII leur parle simplement et rallie leur sympathie.Ils ne s'engageront pas aux côtés de Napoléon dans les Cent Jours.
Le 10 Août 1821, le Lion de Lucerne, statue commémorant les massacres sous la Révolution Française est inauguré en présence de l'Europe entière.
Août 1830 L'alliance franco-suisse est déliée définitivement lors de l'abdication de Charles X
Lors des trois glorieuses de 1830, le 7ème suisse engagé perdra trois cents hommes.
"Les longues colonnes rouges reprirent le chemin de la patrie emportant avec elles le souvenir d'un grand passé."
Les régiments étaient baptisés du nom du colonel qui les commandait .C'est de cette sucession de commandements et donc de changements de noms que les difficultés rencontrées dans l'étude des régiments suisses naissent.Les drapeaux sont également différents selon les époques.Chaque régiment avait un drapeau de compagnie et un drapeau colonel..
Les drapeaux des régiments suisses au service de la France se distinguent
par la croix blanche et par une disposition des cantons en flammes ondées.
Le nombre de flamme s'est progressivement réduit vers la fin du XVIII ème
siècle.Avers et revers sont identiques(exception:Rgt de Hessy*).*Régiment de Hessy:présente
au revers les armes du colonel au milieu de la croix.
Ce tableau vous sera fourni lors de l'achat d'une série de porte-drapeau ou de la série Gardes-Suisses.
Chaque série est accompgnée d'une documentation en couleur.
Nos sources: Jean-René BORY : "Les suisses au service étranger
et leur musée" Edition de 1965
Mouillard: "Les régiments
sous Louis XV" (1880).
P.Charrié: "Drapeaux et étendards
du Roi", ed. Le Léopard d'or.
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